vendredi 29 juillet 2011

Maintenant ou plus tard, telle est la question...



La question de l’heure est bien celle du renouvellement du pont Champlain. Après les tergiversations à l’égard de l’échangeur Turcot, qu’on ne peut pas encore classées comme finies, survient que doit-on faire pour le pont Champlain? Il arrive à l’âge de soixante ans passés et nécessite des travaux constant, travaux qui ne garantissent même pas la sécurité du public, mais juste le souhait de celle-ci.

Champlain n’est même pas capable de répondre aux besoins de circulation adéquate du public et des marchandises. Toujours embouteillé à l’heure de pointe, et à tout moment suite à une panne ou à un accident.

L’enfer qui fait bien rire tous les écologistes et qui ne jurent que par le transport en commun. Il y a trop d’automobiles sur les routes. Les gens devraient opter pour le transport en commun. On devrait demeurer près de son travail, près des écoles, des magasins d’alimentation, etc... Éviter d’utiliser les autos, et prendre le transport en commun quand on a vraiment besoin de se déplacer. J’imagine cette société, et j’imagine aussi le chômage qui serait engendré. Car combien de personnes travaillent de près ou de loin dans des domaines reliés à l’automobile?

Mais de toutes façons, il reste que nous aurons quand même besoin d’un lien avec la rive sud. Champlain est vital à l’économie de Montréal et du Québec tout entier. C’est le point de passage principal des marchandises.

Si on peut s’entendre sur la nécessité d’un lien avec la rive sud, quelle sorte de lien avons-nous besoin? Et en même temps de quelle grandeur?

Si on ne veut pas répéter les erreurs du passé et ne construire que quelque chose qui satisferait nos besoins d’aujourd’hui, sans regarder plus loin dans l’avenir, on pourrait se contenter d’un pont à 4 travées dans les 2 directions. Mais si on veut voir au loin, il faut plutôt envisager quelques 6 travées dans chaque direction. Soit 3 pour les voitures sans remorques, 1 pour le co-voiturage, et 2 pour le transport commercial incluant les autobus. Les voitures avec remorques utiliseraient les voies commerciales sauf aux heures de pointes du matin et du soir.
Donc 12 voies au total. Beaucoup pourriez-vous penser? À New-York, Le George Washington Bridge a 8 voies sur 2 niveaux, donc 16 au total. Le prix astronomique de cet infra-structure nous fait vaciller... Aussi bien alors penser à un financement par les usagers, péage par le biais d’un trans-pondeur. Les gens sont prêt à payer à condition que ce soit pour avoir mieux. Payer pour avoir de la camelote, c’est frustrant.

Et pour garantir la durée de vie ne devrait-on pas penser à un ou des tunnels qui seraient à l’abri du climat? Baltimore Maryland 4 tunnel de 2 voies sur l’inter-state 95, plus 2 autres de 2 voies sur la 895...

Mais il reste aussi que Champlain est le point de passage des matières dangereuses, Nous devons donc soit l’entretenir à jamais en allégeant son utilisation par le public en général, soit penser à une autre voie de circulation pour ces marchandises dites dangereuses. La 30 va bientôt permettre d’éviter la ville... Comme Baltimore que le trafic commercial doit contourner ou n’utiliser que les voies rapides dont les tunnels exception des MD.

Plusieurs seront perplexes à la vue de l’état du tunnel Hypolithe Lafontaine. Mais celui-ci date déjà de 50 ans, et l’expérience nous permettra peut-être d’éviter des erreurs du passé. Entre autres choses la décoration ou l’éclairage... L’entretien hivernal d’un tunnel est moindre, si on protège un tant soit peu ses points d’entrées, il est raisonnable de croire que sa chaussée durera longtemps, et que l’aspect déneigement n’existera pas du tout.

vendredi 6 mai 2011

Un post mortem du 2 mai 2011

Je vais essayer de rassembler les observations qui me sont venues à l’esprit au cours de la campagne.

En premier lieu, la pertinence de cette élection.
Tout à fait logique et nécessaire. Quand un gouvernement ne cesse de cacher des choses aux parlementaires, sinon que des ministres mentent effrontément, il devient dès lors nécessaire de déclarer haut et fort que le gouvernement n’a plus la confiance de la chambre. Cependant, il faut dénoncer les agissements du gouvernement, encore et encore. Faire que tous les citoyens puissent apprécier ce manque d’honnêteté.
D’autre part on voyait aussi venir un budget qui n’allait aucunement répondre aux préoccupations des citoyens. On avait beau demander des choses précises pour le rendre plus acceptable. Les conservateurs ne bougeaient pas. L’intransigeance est aussi répréhensible dans le cadre d’un gouvernement minoritaire. Un parti minoritaire se doit de trouver de alliés pour agir. Et ne pas rechercher des compromis acceptables, est de l’intransigeance.

Le débat des chefs
Un débat marqué par des gens qui ne s’écoutaient pas. Chacun discourait au lieu d’échanger. On était tout près des insultes polies. Et quand m. Duceppe a dit à m. Layton que tous deux savaient qu’ils ne formeraient pas le gouvernement, mais que lui seul le reconnaissait, il m’a semblé qu’il narguait m. Layton.

Bloquer un gouvernement conservateur majoritaire.
Le discours du BQ et des Libéraux. Nous seuls sommes capables d’empêcher le PCC d’obtenir sa majorité. Devrait-on dès lors ne pas signifier notre acceptation du programme des partis. Même si on ne peut souscrire à l’Indépendance, un libéral devrait voter pour le BQ. Et bien, je ne crois pas. Il faut signifier d’abord et avant tout les espoirs qui nous animent, les gens qui nous inspirent, le message qui nous fait vibrer.

Donc voter, et emmener les autres à voter...
Les sondages ont témoigné d’une vague inhabituelle au Québec. D’abord, personne n’y croyait. Et puis comme tous les sondages semblaient dire la même chose, on a commencé à y croire. Et les partis de presser le bouton panique. Impossible, le NPD n’a rien à apporter au Qc. Il ne correspond pas aux valeurs des québécois. Leurs candidats n’ont aucune expérience, ce sont des inconnus, certains ne parlent même pas le français... Des adversaires d’oser dire: “on ne peut voter pour un autochtone”. Le NPD ne peut former le gouvernement. Ses promesses sont irréalistes.
Quel manque de classe.
Et le tout a emmené des gens à sortir voter. J’aimerais bien voir le taux de participation au Qc et avec des précisions pour les diverses tranches d’âge.

Les résultats...
Une grosse surprise pour le NPD, on en a élu une grosse gang au Québec. Plus que personne ne s’y attendait. On a délaissé le BQ et cet amer échec a fait encore une fois que des militants ont dit des mots de trop. “Les imbéciles, ils ne savent pas ce qu’ils viennent de faire. “ Et ce sont les moins pires. Comme Parizeau après le dernier référendum, et Lise Payette avec les remarques des Yvettes, on a méprisé la volonté populaire. Désolé, mais c’est une erreur, quelque chose à ne jamais faire. Ça laisse toujours des traces dans la mémoire des gens.

Le choix du NPD était légitime. Thomas Mulcair a inspiré des gens par sa droiture et sa colonne vertébrale devant Ti-Jean. Jack Layton tout autant devant la maladie, il gardait le cap et refusait de se laisser abattre. Et maintenant ils se retrouvent 102, et d’autre part, le parti était en quelle position dans les autres comtés? Deuxième? Un gouvernement NPD était-il impossible, ou presque possible?

Lors de l’élection de 2008, sur des forums de discussions, j’ai émis l’idée que le BQ devrait s’allier au NPD pour sonder cet autre parti dans son approche à l’égard du Québec. Lancer une coalition ponctuelle pour voir si les canadiens du roc oseraient accorder leur confiance au NPD avec le BQ pour les soutenir au QC. Quel ne fut pas le tollé de protestations. Impossibles... Et maintenant que signifie le nombre de députés NPD? C’est possible, et même souhaité.

Même en voyant les sondages émanant du Québec, le roc n’a pas jugé bon de prendre le risque du NPD assez fort. On a plutôt choisi le PCC. J’espère que nous n’auront pas à le regretter.

Michel Lasalle
St-Jérôme Qc

samedi 2 avril 2011

le choix du 2 mai


Et le pourquoi...
Les Consservateurs pu capables...
Les Libéraux, je n'ai pas encore oublié le rapatriement unilatéral, le sabordage de Meech, le scandale des commandites...
Le Bloc, même s'ils font du bon travail commence à manquer un peu de respect envers leurs électeurs en les prenant pour acquis.
Les Verts, pis on fit quoi du reste?
Le NPD, et si on se permettait de croire que le gouvernement pourrait encadrer les banques, les pétrolières, revenir à un rôle plus pacificateur du Canada, vraiment penser aux plus démunis...

samedi 26 février 2011

Ressources naturelles...

Dans les dossiers actuels sur l'exploitation des ressources naturelles, je crois de plus en plus que le discours dérape. À la fois, on voit l'industrie tirer avantage de la loi actuelle sur les mines, loi qui permet tant et redonne si peu à la société. On écoute le discours des gouvernements, mensonges et minimisation systématique des impacts… On entend aussi le discours utopique des écologistes qui croient que la société peut et doit changer du jour au lendemain, abandonner ses vieux réflexes de la consommation jusqu'à plus soif… Le discours des citoyens qui sont bousculés par l'arrivée de ces foreurs , et celui des gens qui regardent le tout de loin…
Et moi, où je me situe?

Bon, d'abord toute exploitation se doit de respecter les propriétaires affectés par leurs gestes. Il devrait y avoir indemnisation et minimisation des impacts directs sur les résidents de la zone exploitée. On devrait aussi protéger l'environnement avant, pendant, et après la dite exploitation. Et tant qu'à y être, regarder aussi la nécessité de l'exploitation actuelle, c'est maintenant ou jamais?
Pour les ressources pétrolière, plusieurs croient qu'il faut abandonner le pétrole comme le sang de nos automobiles. Je veux bien, mais il y a quand même une transition à faire. Et d'autre part, est-ce que le pétrole n'a aucune autre utilité que celle de carburant? Bien sûr que non. C'est aussi un lubrifiant, un composant très utile pour la création de plastiques, de fibres de carbones. L'industrie pense peut-être trop vite à l'exploitation massive que suscite le carburant, mais elle devrait penser à utiliser le pétrole aussi dans des fonctions moins dommageables pour l'air que nous respirons.

lundi 13 septembre 2010

Loi 103

Comment espérer que le fait français survive...

Actuellement le gouvernement cherche des moyens de faire plaisir à sa base électorale en laissant de côté toutes les considérations historiques à la survie de la langue française ici. On est en train de mettre en place des moyens pour que ceux qui ont les moyens financiers puissent facilement faire fi des buts premiers de la loi 101. Alors que des études sont à même de prouver que le passage d’étudiants du secteur français au secteur anglais, emmène ceux-ci à perdre la qualité de la connaissance du français, qu’ils avaient acquise auparavant, on tente d’agrandir les portes pour que de plus en plus puissent suivre ce chemin. Sincèrement, on croirait que le rapport Durham est mis en application.

Mme Christine Durham St-Pierre en pose la première pierre.

Comprenons-nous bien. Il est impossible de laisser de côté la connaissance de l’anglais en Amérique du nord et dans le reste du monde. Mais de connaître une langue ne doit pas impliquer qu’on en perde une autre. Quand à chaque jour, vous vivez dans un milieu anglais, vous étudiez en anglais, vous faites des affaires en anglais, vous vous divertissez en anglais, vous perdez peu à peu votre langue. Bientôt vous chercherez les mots pour dire votre pensée, et prendrez les termes anglais de tous les jours. Vous deviendrez des cajuns...

Et de le permettre aux nouveaux québécois est peut-être pire encore. Car s’ils ont acquis une connaissance suffisante du français, celle-ci n’est pas assez solide pour résister aux flots de l’anglais qui les submergeraient alors.

Nous avons par le passé fait l’erreur d’ignorer des communautés d’autres confessions religieuses en ne leur permettant pas d’accéder aux écoles francophones catholiques. La communauté juive s’est donc intégrée à la communauté anglophone. Et la vigueur économique de ce peuple a enrichi celle-ci. Nous voulons que d’autres peuples nous rejoignent dans la culture québécoise francophone, qu’ils teintent celle-ci, mais non qu’ils la décolorent ni ne l’effacent. Nous sommes très réticents envers toutes les religions extrêmes, mais aussi très curieux envers les autres qui tentent de se joindre à nous.

La langue est le premier pas...

vendredi 2 juillet 2010

Dictature démocratique, et pourquoi pas?

Les gouvernements que nous élisons depuis trop longtemps sont formés de pleutres qui n’osent mettre leurs culottes et faire ce qu’ils nous ont promis de faire. Ils nous présentent des projets qu’ils savent pertinemment ne pouvoir réaliser dans la démocratie que nous avons choisie. Pourquoi? Parce que le système est ainsi fait que d’un projet x qu’on entend réaliser, il faudra faire des comités d’études, des consultations auprès de x y et z, une étude de faisabilité, des ébauches préléminaires soumises à gauche et à droite, des regards des uns et des autres, pour écouler le temps... Le temps de ne rien faire.

J’aimerais bien que des gens se présentent qui voudraient changer cette façon de faire à tout prix. Que les gens que nous élisons à tous les 5 ans soient vraiment nos représentants et qu’ainsi ils cessent de toujours revenir devant nous avant d’agir. Le programme qui les a fait choisir est le programme politique du gouvernement et le vote qu’a obtenu les divers partis N’est qu’une indication des volontés de la population. L’opposition a voix au parlement et encore pour un temps. Le temps de choisir et ceci fait, tous les politiciens devraient endosser le projet et le faire avancer, cesser de chercher par tous les moyens à le freiner parce qu’on était pas d’accord avec ceci ou celà.

Je sais bien que ce ne serait plus de la démocratie, mais diantre, est-ce que le chum ne serait pas déjà sur pieds dans un tel parlement? Ça n’empêche pas d’avoir l’oeil ouvert et de fouiller pour éviter les magouilles. Ça n’empêche pas de dénoncer les conflits d’intérêts .

Quand on se pose des questions...