Quand on roule on écoute la radio, et on pense et réagit à ce qu’on entend… J’écoutais tantôt François Avard, l’auteur des Bougons, réagir aux propos du général Roméo Dallaire. Les québécois sont un peu lâche quand ils refusent systématiquement tout engagement de l’armée dans des opérations de guerre et de lutte anti-guérilla. Des mots vite dits, pas assez nuancés, qui sortent de la bouche de quelqu’un qui a été laissé seul avec des ordres de non-intervention au Ruanda…
Mais là, il y avait François qui dérapait et même prenait le champs. De la présence canadienne en Afghanistan, il ne voyait pas pourquoi on prenait parti pour les représentants élus. Il voyait une chicane interne entre factions corrompues, Taliban, prince de guerre et gouvernement en place. Le conflit original semblait avoir été oublié. Sommes-nous comme lui, et avons-nous oublié pourquoi nous sommes là?
Afghanistan a servi de refuge à Alquaida et le régime des talibans a supporté ceux-ci totalement. Donc, il s’ imposait de réagir après le 11 sept 2001... La réaction s’est voulu de traquer Alquaida et en même temps de faire tomber le régime des Talibans. Le Canada est en ce moment chargé de pacifier une région des plus sensibles et dangereuse s d’Afghanistan. Quelqu’un doit le faire, et le Canada s’est engagé à le faire pour l’instant. Oui, il y a un prix à payer, et malheureusement des hommes le payent de leurs vies. Mais en autant que nous donnons à nos gens les outils qu’il leur faut, et que nous les supportons…
Notre présence là-bas ne se résume pas à s’interposer entre les bons et les méchants, nous y sommes pour aider ces gens, et mettre fin à une tyrannie qui empêche cette société de joindre la communauté des nations. On ne peut laisser des gens bafouer les droits de l’homme. On ne peut laisser des gens empêcher l’éducation des enfants. On ne peut laisser des gens traiter les femmes comme elles sont traitées là-bas… Nous ne sommes pas seul pour le faire, mais c’est nous qui sommes à l’avant scène pour le moment.