samedi 21 avril 2007

Forcer les choses

Quand on finit sa semaine, qu'on a hâte de rentrer chez soi, que le répartiteur trouve lui le moyen d'étirer encore un peu notre dernière journée... Le propre de ce travail, c'est l'imprévu. On nous donne un voyage à livrer et là on se fait un scénario, on sera à tel endroit à telle heure, on couchera là, on arrivera à notre rendez-vous de livraison, on s'attend à un voyage de retour qu'on a déjà eu alors qu'on était dans le même secteur, etc... Puis le scénario s'écroule.
Ça fait que des fois, on a le goût de forcer les choses. On m'envoit chercher un dernier voyage chez un client, voyage qui n'est à livrer que dans 4 jours. Je dois ramener le voyage au terminal et il sera octroyer au cours du weekend. Mais je peux forcer le destin, je remplit un manifeste, place des paps, et donne l'identification de mon camion, décide du point de passage à la douane, et du moment... Je faxe le tout et voilà...
Ça va ruer dans les brancards, et puis après..?

mardi 17 avril 2007

Get us out the United Nations

On roule sur la 94 dans le Michigan, direction Chicago, et on voit cette pancarte sur le bord. On tique et on s’étouffe… Qu’ont-ils donc? Pourquoi? Ils l’ont avalé de travers …

La guerre en Iraq a fait des américains le pays du gros méchant loup. Aux yeux du monde s’est imprégné une image du prédateur qui fond sur la brebis, et tous les mensonges d’une administration qui sent le pétrole, n’ont pu que renforcer l’image ternie d’un pays blessé qui ne sait pourquoi. Pour nous de l’étranger, c’est Fahrenheit 9/11 qui dit vrai. Le président a menti et a servi à son peuple des bouc émissaires pour justifier des interventions militaires de nature à stimuler le fameux complexe industriel et militaire américain. Et ce complexe est l’allié des Bush, Cheney, Rumsfeld et autres sangsue du bureau du président. D’un homme sans envergure, d’une grande gueule sans cerveau pour la faire parler intelligemment, on a vu quelqu’un se mettre à désigner des coupables, à déterminer trop vite comment on allait intervenir, à perdre les pédales auprès du monde entier. Mais il servait le discours de réconfort aux blessés du 11 septembre 2001.

L’ONU n’a pas voulu le suivre partout et toujours. Et maintenant, les petites gens, ceux qui tiennent à leurs fusils sous leurs lits, sont prêts à renier ce pour quoi ils se sont battu depuis des années, liberté, solidarité, fraternité…

Ils sont bien peu, mais il faut faire bien attention à désamorcer leur rancœur…

Tiens François est dans le champs…

Quand on roule on écoute la radio, et on pense et réagit à ce qu’on entend… J’écoutais tantôt François Avard, l’auteur des Bougons, réagir aux propos du général Roméo Dallaire. Les québécois sont un peu lâche quand ils refusent systématiquement tout engagement de l’armée dans des opérations de guerre et de lutte anti-guérilla. Des mots vite dits, pas assez nuancés, qui sortent de la bouche de quelqu’un qui a été laissé seul avec des ordres de non-intervention au Ruanda…
Mais là, il y avait François qui dérapait et même prenait le champs. De la présence canadienne en Afghanistan, il ne voyait pas pourquoi on prenait parti pour les représentants élus. Il voyait une chicane interne entre factions corrompues, Taliban, prince de guerre et gouvernement en place. Le conflit original semblait avoir été oublié. Sommes-nous comme lui, et avons-nous oublié pourquoi nous sommes là?
Afghanistan a servi de refuge à Alquaida et le régime des talibans a supporté ceux-ci totalement. Donc, il s’ imposait de réagir après le 11 sept 2001... La réaction s’est voulu de traquer Alquaida et en même temps de faire tomber le régime des Talibans. Le Canada est en ce moment chargé de pacifier une région des plus sensibles et dangereuse s d’Afghanistan. Quelqu’un doit le faire, et le Canada s’est engagé à le faire pour l’instant. Oui, il y a un prix à payer, et malheureusement des hommes le payent de leurs vies. Mais en autant que nous donnons à nos gens les outils qu’il leur faut, et que nous les supportons…
Notre présence là-bas ne se résume pas à s’interposer entre les bons et les méchants, nous y sommes pour aider ces gens, et mettre fin à une tyrannie qui empêche cette société de joindre la communauté des nations. On ne peut laisser des gens bafouer les droits de l’homme. On ne peut laisser des gens empêcher l’éducation des enfants. On ne peut laisser des gens traiter les femmes comme elles sont traitées là-bas… Nous ne sommes pas seul pour le faire, mais c’est nous qui sommes à l’avant scène pour le moment.