
Quelqu'un qui s'engage dans l'armée devrait s'attendre à faire partie d'une arme de force, d'une arme de guerre, d'une arme de maintien de la paix avec utilisation possible de la force... Donc, les gens des forces n'ont pas été enrôlés de force, ils l'ont fait par choix. Pour certains c'était le goût de l'aventure, le goût de participer à maintenir, sinon provoquer la justice entre les peuples, les gens d'opinions différentes... Quand vous entendez une entrevue d'un soldat qui part pour l'Afghanistan, ce n'est pas d'abord la peur que vous sentez dans les mots qu'ils utilisent, c'est l'excitation, le désir de pouvoir mettre en pratique ce qu'ils ont appris, le sentiment de pouvoir faire une différence toute petite , bien sûr, mais une différence quand même.
Ça fait que lorsque j'écoute les partis d'opposition au gouvernement canadien se targuer d'exprimer l'opinion des canadiens sur la question de notre participation ou non en zone de combat, je m'offusque quelque peu quand ils prennent les soldats comme ne voulant pas y aller.
Non, cette guerre peut sembler sale, avoir une odeur de pétrole, odeur d' ingérence dans la vie d'un peuple, dans ses choix religieux, odeur d'opium, de pavot, de haschich, d'argent, de pauvreté, d'irrespect des droits de l'homme, mais surtout de la femme, des enfants, d'un droit à l'éducation...
Saurons-nous régler la question, j'en doutes, mais nous devons faire notre part en mettant toutes nos énergies à changer les choses pour une population malmenée depuis des années par des dirigeants tyranniques. A-t-on fait pire, a-t-on fait mieux, je ne saurais le dire. mais notre participation vise à faire changer les choses et ce, en ayant les meilleures intentions du monde.




